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ATLANTINI 9
mation d'un continent en une «nappe de limon ss, n'auraient pu s'accom-
plie sans que le contrescoup n'en fût ressenti d'une manière terrible,
surtout S'il est vrai, comme les recherches de M, Krümmel le rendent très
probable, que le poids des continents, de leur racine immergée jusqu'à
leur sommet, soit exactement le même que celui des océans et des
mers, Les changements les plus considérables que racontent les annales
relativement à ces parages ne sont rien en comparaison de ee qu'eût
été lininense effondrement. Simples vibrations du sol, épanchements
locaux de laves, jets de cendres, apparitions de scories se dressant en
buttes insulaires, ne sont-ce pas des phénomènes de peu d'importance
dans la vie de li planète”
Mais si P'Atlantide n'a pas existé comme terre distincte dans lt période
géologique actuelle, on ne saurait douter que des âges antérieurs, plus de
<neuf mille années» avant Platon, n'aient vu un continent dans cette
partie de li rondeur terrestre. Test vrai que la mécanique n'a pas encore
fourni les moyens d'étudier directement les roches du fond océanique et
que la sonde en rapporte seulement quelques échantillons à demi engagés
dans les dépôts de vase craveuse; mais les Tittoraux opposés de l'Atlantique
elles terres qui en émergent donnent par leur disposition et les fossiles
de leurs assises des réponses directes à mainte question que leur adresse le
séologue, Là où, de continent à continent, des strates correspondantes,
appartenant par l'ensemble de leurs formations à une période identique
dans histoire de la Terre, offrent pourtant des différences notables de
faune, on en conclut que les laboratoires du fond marin où elles se sont
déposées se trouvaient séparés par des terres émergées; d'autre part, de
crandes ressemblances où même l'identité de formes entre les organismes
fossiles des deux terres éloignées prouvent que les assises correspondantes
se rallachaient par des isthmes où par des continents. Grâce à ces études
comparées, on peut affirmer qu'aux temps où se stratificrent les débris
de loute espèce qui constituent les étages jurassiques, les mers amé-
ricaines el celles de PAncien Monde n'étaient point unies comme elles
le sont de nos jours par la profonde dépression de l'Alantique', Un con-
Uinent occupait l'espace où se trouvent actuellement les abimes mesurés
par la sonde des navires qui déposent les cables télégraphiques au fond des
mers. De même l'existence d'une seule et même vie organique dans les
couches miocènes des Mauvaises Terres du Nebraska et les assises des
méômes dves en Europe prouve que ces deux contrées, dont la faune et la
1 Marcou, Roches du Jura: — Neumavr, Geographische Verbreitung der Jura-Formation .